Les six manières efficaces de rater les concours

La quatrième va vous surprendre

A l’heure du #digital, de l’#infotainment, du #buzz et VIEUX TRUCS BIZARRES qui vont vous ÉTONNER, je vous propose quelques débuts de pistes sur mes échecs passés via un format qu’on affectionne tous à lire et à faire : une liste non-ordonnée.

Découvrez donc mes meilleures astuces pour planter efficacement ces concours si importants.

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C’est l’alpha et l’oméga des révisions de concours en journalisme. Et si, vous vous en rendrez vite compte, tous les concours ne le préconisent pas, le bachotage-annoter-le-Monde-trois-heures-par-jour est indispensable. Rien de pire que se rendre compte dès la première minute d’épreuve d’actualité qu’on est venu pour rien, se qui va de facto s’appliquer à tout le concours. C’est dur, c’est barbant, ça prend un temps fou mais c’est nécessaire, qu’il neige, pleuve ou vente, faites-le. Même en étant en stage, je ne veux pas le savoir, c’est à ça que servent les soirées.

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Damien vous disait la même chose pour votre premier emploi. La mentalité s’applique ici aussi. Postuler à une dizaine de concours de sert à rien, sinon épuiser son énergie et son porte-monnaie. Il convient en amont de faire ses devoirs et de regarder les spécificités de chaque école, de chaque cursus et de chaque types d’épreuves. Vous savez que vous avez plus de chance sur tel ou tel endroit. Les concours trahissent la mentalité de l’école derrière, et vous êtes plus ou moins formatés pour tel ou tel concours. C’est d’ailleurs valable pour les cursus non-reconnus, ou pour à peu près tout dès que vous postulez à Admission Post-Bac.

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Je vais vous avouer quelque chose que j’ai gardé pour moi depuis deux ans.

CFJ 2014. Pour la première fois, l’école demande une épreuve de « pitch ». On vous donne une émission de radio ou un talk-show télé. Sur un thème précis, on vous demande un conducteur de questions et un panel d’invités pertinents. En gros, vous jouez le rôle du producteur. Sur le thème des récents clivages ukrainiens, il me manque un bon universitaire à inviter virtuellement. Et là, je regrette déjà écrire ces lignes : pris par je ne sais quelle moment de dinguerie, je la joue méta et sort, mot pour mot « l’universitaire invité est en retard, on aura mis la main sur BHL à la place ». Sur le moment, ça semblait être une manière vaguement militante de dénoncer l’omniprésence des bons clients et des faux experts sur les plateaux. En vrai, c’est complètement con. Mon correcteur a dû s’arrêter net, devenir fou et m’a mis deux sur vingt, condamnant un concours qui se passait correctement.

Je sais que la désinvolture est un mécanisme classique de défense mais ce n’est ni l’endroit ni le moment. La tentative d’afficher une décontraction formelle est grande, bannissez-la et vengez-moi.

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Corollaire du point précédent.

Voilà quelque chose qui m’a fait rater mon unique tentative de l’ESJ, l’école de mes rêves, l’un des concours les plus accessibles. J’ai réussi à me mettre en échec en ratant royalement une épreuve qui n’avais jamais posé le moindre problème : le compte-rendu de film. Moyennant entre 14 et 15 à chaque épreuve blanche, je me suis vu amputé de dix points sur mon propre terrain. Croyez que cette histoire me hante, d’autant plus que je n’en aurais jamais la raison canonique. Mon hypothèse alpha ? Ma copie était en taille 8 pour raconter le plus de choses possibles. Ça a du être mal vu. Si je m’applique toujours à respecter les limites claires de mots, cela fait aussi partie d’un panel de règles implicites mais tombant sous le bon sens.

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IMPORTANTISSIME. Le risque est en dehors des concours : s’isoler dans sa démarche. C’est d’autant plus regrettable avant un échec, mais je ne compte pas les soirées que j’ai refusé pour des révisions, les-dites soirées pouvant parfois donner lieu à des opportunités professionnelles (le saviez-vous ? La plupart des bons projets commencement autour d’un verre)

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C’est l’évidence même mais il y a toujours des kamikazes. C’est une vue de l’esprit qui se comprend facilement : mettez-vous en situation, vous trimez depuis huit heures du matin et vous finissez votre journée avec une grosse copie qui a aspiré la fin de votre énergie. Vous n’avez qu’une envie : vous sauver et retrouver vos pénates. Hé bien non. Parce que dans votre copie vous avez réussi à sortir que la Lybie et la Syrie sont des pays limitrophes et ça le fera moyen, pour le dire simplement. Ça vaut pour le fond comme pour la forme : les fautes d’orthographe sont moyennement appréciées. Le saviez-vous ? Elles seront peu appréciées en rédaction également.

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Un jour je suis né, depuis je joue beaucoup aux jeux vidéo et j'écoute beaucoup de musique anglophone et islandaise à des heures coupables. Étudiant en journalisme, pigiste pour Le Monde.fr. Vous pourrez me retrouver à @BenjaminBnt sur Twitter.

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