La préparation à distance de l’ESJ

Intuitif, malin mais vraiment très cher

Plongeons-nous quelques instants sur un exemple de préparation cadrée et, c’est d’autant plus pratique pour tous, en ligne.

Pour les étudiants boursiers, il y a aussi la prépa égalité des chances (dont les sélections sont finies pour cette session) que je vais essayer de contacter. Vous verrez que les différents intervenants que j’ai rencontré, ne serait-ce que pour le moment, évoquent pas mal cette prépa. L’E-Préparation est ouverte à tous et à toutes.

Tout ce qui est dit dans la plaquette officielle est sincèrement exhaustif. Je me base sur mon expérience, donc avec un temps de latence de deux ans, et tout ce qui va suivre peut être un poil redondant, mais je vous en parle parce que c’est la seule que j’ai concrètement suivie, et elle représente ce qui, à mon sens, et possible au mieux pour avoir une structure en dehors de sa propre discipline. Dites donc, ceci était une run-on sentence en anglais, mais quelque chose à ne jamais faire et qui fâchera votre SR en français.

Bref.

SAUF QUE !

aaaaC’est incroyablement cher ! Super super duper cher ! Si vous n’êtes pas Crésus, Martin Shkreli ou le propriétaire d’un groupe de presse – ce qui invalide un peu tout la démarche derrière – vous allez devoir vendre deux ou trois rein pour tenter l’aventure. Pour mettre les choses en perspective, les droits du concours en lui-même sont de 250 euros pour les non-boursiers. Si vous voulez faire une préparation intégrale – et la session d’octobre n’est pas fondamentalement utile puisque l’actualité ne portera pas à 95% sur l’année précédente – vous allez débourser plus de quatre fois la mise de base en plus des droits pour s’inscrire. Cela n’a évidemment aucune garantie de réussite sur le concours et sachez que les auteurs des concours n’écrivent pas l’e-préparation, et vice-versa.

Alors, pourquoi ? Rien de tout ça n’est indispensable, mais :

  • Cela vous force à avoir une discipline. En intégrant l’e-prepa, vous intégrez un emploi du temps en plus. Vous devez rendre une foultitude de devoirs, ce qui vous force à réviser pour tenir ces délais, vous intégrez donc plus de données.
  • C’est l’essence même de la préparation : vous remplissez des concours blancs et cela vous donne une idée de ce que vous « valez ». J’ai, par exemple, eu le concours blanc, mais pas le vrai – le jour J, ayant cartonné l’épreuve de libre propos et sauvé les meubles en actualité, il me fallait une note correcte en film. Après des 14/15 tout le semestre en « blanc », j’ai récolté 4 à l’épreuve sans jamais comprendre pourquoi. Soyez assurés que ça me hante encore.
  • Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vante, je soutiendrais mordicus que Lille est la meilleur école à intégrer est, c’est byzance, l’un des concours les plus accessibles !
  • C’est aussi une manière détournée d’intégrer un groupe de travail. Le préparation va naturellement vous diriger vers une « poule » de candidats qui constitue un groupe aux correcteurs assignés.
  • C’est le plus important à mon sens mais ça ne devrait pas demander autant d’argent en amont : cette multitude de QCM et de questions va vous indiquer autant de choses à retenir, à noter, à fouiller. Ils vont jouer le rôle que je m’efforce à remplir avec les podcasts, mais en plus soutenu. C’est valable pour l’actu, la culture générale et le français, dont on ne soupçonne forcément pas l’esprit retord.

Comment ça se passe ?

Après avoir payé votre troisième tiers prévisionnel, on vous donne accès à une plate-forme dont l’interface vous sera familière si vous avez déjà suivi un cours en ligne. Les MOOC ont largement démocratisé ce type de hub, mais ça ne posera aucun problème d’intuitivité. A partir de là, vous êtes libres de faire les exercices hebdomadaires proposés par les correcteurs. Certains questionnaires ne retiennent que la note haute – vous pourrez les refaire plusieurs fois – et d’autres ne peuvent être fait qu’une fois. On distingue les QCM – Actualité et Français, qui abordent une multitude de thèmes auxquels on ne fait pas nécessairement attention. Se tromper sur une donnée aide beaucoup plus à l’imprimer.

En parallèle, vous aurez d’une à trois copies à rendre par semaine. Sur un thème d’actualité (crucial dans l’épreuve éponyme, où on veut demande un essai qui peut valoir vingt points sur une centaine) – sur votre niveau d’anglais, sur une épreuve de libre propos, sur une synthèse de dossier sans que l’épreuve soit donnée à Lille et plusieurs comptes-rendus de films. Même objectif que le concours : regarder un film et découvrir après coup par le point de vue de quel personnage vous devez le re-raconter. Ici, on vous donnera un lien en streaming. A vous donc de rendre tout ça dans les temps, d’adopter la logique de concours (grosse emphase : rédigez sur papier, puis sur votre ordinateur après la fin du temps limite. Il n’est pas impossible que ma mauvaise note du jour J ait été donnée pour délibérément me faire du mal car je me souviens avoir rendu une copie à l’écriture très compressée, voulant raconter trop de choses et ayant une mauvais gestion de l’espace sur ma copie) et d’absorber les conseils de vos correcteurs. Je ne formulerai aucune plainte à ce sujet : ces derniers sont d’un sérieux à tout épreuve, rendent dans les temps comme ils le peuvent et vous donnent quelques conseils qui peuvent servir le jour J. Vous n’avez évidemment pas un pistolet sur la tempe pour rendre tout ce qui est demandé mais se souvenir du coût de la préparation est une excellente motivation.

A mi-chemin, un concours blanc vous mettra sur les rails et comparera votre performance à vos compagnon d’infortune. Attention cependant : ce passage est basé sur les concours de l’année dernière. S’il y a des changements structurels dans les copies, vous ne le saurez que devant la vraie. PAR EXEMPLE : Dans mon concours blanc, l’épreuve d’actualité contenait des portraits à trouver, des questions de logique très simples qui rapportaient quelques points, et tout un acheminement qui était effectivement usité depuis des années, l’épreuve était très formatée. Concours 2014 : l’épreuve d’actualité change sensiblement. Plus de logique, mais une partie mathématique un peu piège à cons (faite pour filtrer ceux qui vont perdre une demi-heure sur des questions incompréhensible à deux points alors qu’il y a l’essai crucial d’actu à faire derrière) et des question de vie pratique, du genre « trouvez l’ingrédient manquant pour faire des crêpes ».

Ce que je voulais dire, c’est que les exercices qu’on vous donne n’ont rien de canonique, jusque dans leur structure. Mais, une fois de plus, ils vous mettent sur la voie.

Je vous mets au plus vite à disposition mes travaux de téléprépa, si ça peut vous éclairer.

Bonne semaine !

Un jour je suis né, depuis je joue beaucoup aux jeux vidéo et j'écoute beaucoup de musique anglophone et islandaise à des heures coupables. Étudiant en journalisme, pigiste pour Le Monde.fr. Vous pourrez me retrouver à @BenjaminBnt sur Twitter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *